BIMBY. Derrière cet acronyme se cache la phrase « Build in my backyard » (construit dans mon jardin) en opposition au NIMBY qui signifie « Not in my backyard » (pas dans mon jardin), utilisé par tous ceux qui sont d’accord avec tel ou tel projet mais… pas chez eux.

La démarche BIMBY est particulièrement adaptée à notre village, en tout cas, elle peut être une réponse à la faible superficie disponible pour construire. Coincée entre la forêt et le marais, seulement 5% de la surface communale est constructible. Le premier avis négatif du Préfet en 2013 sur notre Plan Local d’Urbanisme (PLU) portait en partie sur le maintien de certaines parcelles de 2.500 m² en centre bourg.

Il est en effet incongru de maintenir de très grandes parcelles dans notre village au détriment de la division parcellaire. Pour maintenir une population à un niveau stable et, d’autant plus pour l’augmenter, il est nécessaire de faciliter les constructions, et si possible de limiter l’étalement urbain. Pour se faire, deux possibilités : le comblement des «espaces interstitiels» ou le BIMBY.

Le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) de la Métropole indique d’ailleurs (p25) qu’ « un effort de densification devra être consenti dans les zones déjà urbanisées, le territoire présentant un parc de logements individuels importants ; dans une logique d’optimisation foncière, les divisions parcellaires devront être encouragées ».

La démarche BIMBY présente beaucoup d’avantages dans une perspective de développement durable car elle a trait à chacun des piliers : l’économique, le social et l’écologique :

D’un point de vue économique : elle démontre qu’il est possible de fabriquer un urbanisme sur mesure et à moindre coût pour la collectivité, sans maîtrise foncière, en permettant à l’ensemble des propriétaires de maisons individuelles de mobiliser une partie de leur patrimoine foncier pour financer la réalisation de leurs projets, notamment en détachant une partie de leur terrain pour la valoriser en tant que nouvelle parcelle constructible.

D’un point de vue environnemental : qu’il est possible de construire, sur ces parcelles produites à l’unité et dans les tissus urbains existants, de la maison individuelle à étalement urbain nul, tout en maintenant des densités faibles et sans engendrer de pression foncière, ceci dans des quantités qui permettraient de répondre chaque année à une part significative des besoins en logements.

D’un point de vue social : qu’en redonnant à l’habitant un rôle fort de maître d’ouvrage de la production de l’habitat, on donne à la collectivité de puissants leviers pour porter une politique urbaine ambitieuse, fondée sur la mise en synergie des projets des habitants et des projets de la collectivité, et ceci en faisant appel aux entreprises locales de construction, qui sont les plus économiques et les plus créatrices d’emplois. (tiré de Bimby.fr)

Une illustration est actuellement en cours route du moulin avec une construction nouvelle suite à une division parcellaire. Résultat : la densification augmente tout en laissant encore à chacun des habitants de beaux volumes paysagers.

Alors, une idée à suivre ?

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